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L’été des indiens chez RICHART

C’est quoi l’été Indien ?

C’est en fait  » l’été des indiens  » (Indian Summer).
L’expression remonte au 18e siècle aux USA et sa définition météorologique aurait fait son apparition au Canada vers 1821. Il s’agit d’une période de beau temps qui fait suite aux premières gelées de l’automne, en octobre et en novembre. Les canadiens disent : s’il gèle tôt dans la saison, cela augmente les chances d’avoir un été des indiens. Les critères météo sont stricts : la température doit se situer au dessus de la normale pendant au moins 3 jours et la pluie ne doit pas excéder 5 mm par jour ! Inutile de dire que si ces conditions ne sont pas strictement réunies, seuls les météorologues considèrent qu’il n’y a pas d’été des indiens ! En effet, chaque automne au Canada, chacun attend l’arrivée de l’été des indiens qui ne manque pas de se produire.

Un peu d’histoire ?

L’origine de l’expression la plus plausible aujourd’hui nous raconte qu’il s’agit de l’été des Amérindiens, peuplades d’Amérique du nord. En ces temps anciens, le bref retour des beaux jours avec des températures clémentes et peu ou pas de pluie, juste avant les grands froids, permettait à ces peuplades de terminer leur récolte et leur travaux des champs, de quitter leur campement d’été et plus généralement de parfaire leur ravitaillement pour l’hiver. Tout cela n’a donc aucun rapport avec la couleur des arbres et de la nature en général.

Quid de « l’été des indiens » au XXIe siècle ?

Aujourd’hui, on focalise justement sur la transformation du paysage canadien chaque automne. Tandis que les premières gelées matinales habillent les vallons et les lacs d’un voile de brume, s’installe une symphonie en or et pourpre, la nature revêt son manteau aux tons chatoyants et se prépare à affronter l’hiver. Selon les années, apparait un camaïeu de couleurs chaudes, allant des jaunes aux rouges, plus ou moins lumineux et intenses, contrastant avec le vert des conifères qui eux ne changent pas leur aiguilles. Tout cela sur fond de ciel bleu pur et profond, donne des paysages tellement caractéristiques de cette contrée à cette époque que ce sont les paysages qui aujourd’hui ont pris le nom d’été indien. L’expression commence même a être reprise dans d’autres contrées que le Canada, simplement lorsque la nature s’habille de ces mêmes couleurs automnales.

L’art de vivre un bel « été des indiens »

Pour beaucoup d’entre nous, le sirop d’érable fait penser à l’été des indiens. Il n’y a pourtant aucun rapport direct entre eux. Leur seule relation est la forêt canadienne avec ses érables qui au printemps produisent l’eau d’érable indispensable pour faire le sirop du même nom et qui à l’automne participent activement à la symphonie de couleurs de l’été des indiens. Ainsi, le sirop d’érable véhicule tellement l’image de la forêt canadienne que pour les gourmands, il intègre parfaitement les valeurs de l’été indien.
Cet or blond du Québec est obtenu par évaporation de l’eau d’érable (on dit aussi par osmose inverse). Il faut environ 45 litres d’eau d’érable pour obtenir 1 litre de sirop d’érable. Plus techniquement, la concentration ou la densité du sirop sera correcte lorsqu’elle mesurera 66 degrés Brix au minimum. Ce travail est réalisé dans ce qu’on appelle les cabanes à sucre. A la sortie de l’hiver, pendant la période dite « saison des sucres », l’eau d’érable est récoltée grâce à des entailles pratiquées sur les érables qui laissent s’écouler cette sève brute qui donnera le sirop que nous connaissons. L’eau d’érable contient environ 2 % à 3 % de sucre. Dès que la température atteint 1°, à la sortie de l’hiver, une transformation chimique s’opère dans l’arbre de telle sorte que ce sucre apparait sous l’écorce des érables. On ne récolte jamais l’eau d’un érable dont le tronc fait moins de 20 cm de diamètre. De ce fait, seuls les érables âgés d’au moins 45 ans seront entaillés ; certains d’entre eux pourront produire de l’eau chaque année jusqu’à l’âge de 300 ans !
Les érablières (plantations d’érables) et l’élaboration du sirop d’érable font totalement partie de la vie de la forêt canadienne. Comment donc ne pas imaginer profiter des douceurs de l’été indien en dégustant une friandises confectionnée avec du sirop d’érable ? L’été des indiens n’est-il pas le bon moment pour profiter de la tendre chaleur des derniers rayons du soleil lors d’une promenade en sous-bois (randonnée dans l’un des nombreux parcs) et pour déguster dans une authentique cabane à sucre de délicieux pancakes ou autre spécialité accompagnés d’un sirop d’érable.

Déguster « Un automne au Canada »

A l’instar de ces doux moments de l’existence, la collection de chocolat de la Maison RICHART « Un automne au Canada » est un véritable voyage gourmand aux couleurs de « l’été des indiens ». Elle invite au cœur d’une nature grandiose et sauvage dont les couleurs flamboyantes , camaïeu de bruns, d’orangés et d’or, et les parfums généreux sont à l’origine de la création de cette collection de chocolat. Douce fantaisie gourmande, ce chocolat révèle, sous son enrobage en chocolat au lait richement dosé en cacao, une ganache au sirop d’érable dont les notes aromatiques boisées et de sucre caramélisé s’associent à merveille aux notes lactées de la ganache au chocolat au lait. La texture est lisse et soyeuse. Le résultat en bouche est généreux, rond, chaleureux, à l’image du graphisme de son décor : tourbillon d’ocre, de doré, d’orangé, ensemble foisonnant qui évoque la couleur ambrée du sirop d’érable sur fond d’automne canadien aux couleurs de « l’été des indiens ».
La collection « Un automne au Canada » illustre bien la philosophie de la Maison RICHART : créer des chocolats et projeter le dégustateur dans un univers merveilleux.
Oui, nous aimons raconter de belles histoires à ceux qui écoutent avec leur nez, avec leur bouche et avec leur palais !

N’oubliez jamais : dégustez uniquement ce qui a du goût. Le reste ne vous concerne pas car vous êtes un gourmet.